• Avant que vous lisiez ce texte, j'aimerais préciser qu'il est inspiré de faits réels. Cependant, pour éviter toute ressemblance, ces faits ont été mélangés et modifiés de façon a respecter le secret professionnel auquel je suis soumise.

                                                                                                   

    6h35.

    A cette heure, je présente mon badge au détecteur qui débloque les portes, et pénètre dans le service sécurisé de la pédiatrie. S'il y a une chose que je pense tous les matins, c'est que ces portes sont vraiment lourdes, et c'est peut être pour cette raison que ce service me semble rassurant.

    Les couloirs sont sombres, toutes lumières éteintes pour éviter de perturber le sommeil des enfants hospitalisés, et le seul bruit qui perturbe le silence à cet instant est le grincement de mes chaussures sur le sol fraîchement lavé.

    Direction la salle de pause, où je rencontre l'équipe du jour qui rit discrètement en se racontant tout un tas de nouvelles. En tant que stagiaire, je n'ai pas vraiment à prendre la parole. A part pour dire bonjour.

    Je dépose mon sac, et prends la direction de la salle de soins, ou les transmissions des filles de nuit vont être effectuées.

    Lors de ces transmissions, j'apprends tout un tas de truc que j'ignorais avant. Des maladies. Des traitements. Des réactions de patients ou d'entourage. Des réussites. Des échecs.

    Mais je prends aussi en note des choses banales comme l'alimentation des enfants, la présence d'une mère ou d'un père (ou leur absence), leurs habitudes de vie.

    Et je réfléchis à toutes ces petites choses qui pourraient permettre d'améliorer leur séjour ici.

    Ma journée commence donc par une prise d'information, et se suit par un temps mort pendant lequel on attend que les enfants se réveillent doucement. Parce qu'on ne réveille pas des enfants, jusqu'à une certaine heure.

    Mais quand ils ouvrent les yeux, le travail se met à pleuvoir.

    Surveillance du rythme cardiaque, respiratoire, absence des signes de lutte, évaluation de la douleur, prise de tension, température corporelle, surveillance des urines, des selles, surveillance de la prise du traitement et de l'alimentation. Et bien sûr, rassurer les parents autant que les enfants. Parce que les parents ont tendance à se poser trop de questions, et à imaginer le pire.

    Et toujours garder le sourire. Quoi qu'il arrive.

    Ce jour là, on commence par prendre en charge une enfant en soins palliatif. Phase terminale d'un cancer. Il n'a plus de cheveux, et son visage a été rendu rond par les corticoïdes. Il a perdu une grande partie de sa mémoire, et semble avoir oublier la raison de sa présence, et ça me rassure, parce qu'au moins il a le sourire. On est à quatre pour lui faire sa toilette, ça l'aide à se détendre, parce qu'il a toujours peur qu'on le fasse tomber.

    - Tu es bien installé Roby ?

    - Oui mais je voudrais quelque chose.

    - Qu'est ce qui te ferait plaisir ?

    - Un massage des testicules.

    Tout le monde rigole, même moi au début, mais je m'arrête net lorsque je me rends compte que Roby ne semble pas comprendre pourquoi on rit, et que son air sérieux ne disparaît pas.

    - Tu nous fais beaucoup de blague, en ce moment ! ajoute l'infirmière.

    Et même cette phrase ne l'aide pas à comprendre. Ce constat me rend terriblement triste. Je ne ressens pas de pitié, juste une profonde tristesse envers ce jeune garçon, et une grande colère aussi. Envers l'injustice de sa maladie.

    Le temps que l'on fasse le tour de notre partie du service, c'est à dire la surveillance de huit enfants environ, il est déjà neuf heure trente. Et à cette heure là, il est temps de prendre notre petit déjeuner. Parce que pour travailler en service hospitalier, il faut se lever tellement tôt que prendre le petit déjeuner est trop compliqué.

    Alors quand le calme règne, on en profite pour manger un morceau. Mais quoi que vous pensiez, ce n'est pas vraiment une pause, puisque les sonnettes ne cessent de retentir, et personnellement je fais tout pour répondre aux besoins de ces enfants le plus rapidement possible.

    - Je ne me sens pas bien.

    Ella, sept ans, se trouve seule dans sa chambre. Son visage est pâle, et ses cheveux semblent trempés de sueur. Sans hésiter, je saisis le tensiomètre, ainsi que le thermomètre qui traîne dans le couloir. Sa tension est normale, mais le cadrant du thermomètre m'inquiète tout de suite.

    41.5°C.

    Calmement, je change d'oreille et reprends sa température.

    41.6 °C.

    En sachant que cette petite fille a eu un Doliprane à huit heures ce matin, je sais que je ne peux rien faire pour la soulager dans l'immédiat. Alors je retire le drap qui la couvre, et la déshabille de façon à la laisser en culotte.

    - Mais j'ai froid !

    - Écoute ma belle, tu as froid parce que tu as beaucoup de fièvre. Et plus tu te couvriras, plus tu auras froid.

    La connaissant, je sais qu'elle se recouvrira dès que j'aurais le dos tourné si je lui laisse tout à disposition. Alors je défais le drap et le positionne dans le placard, hors de sa portée, puisque ses électrodes sont branchés et qu'elle ne peut les débrancher seule.

    Je vais ensuite signaler sa température et noter mes soins dans le logiciel des transmissions.

    En fin de matinée, deux personnes de la brigade des mineurs et des pompiers arrivent avec une nouvelle entrée. Un enfant de dix-huit mois, seul, sans accompagnant.

    J'apprends que ce petit bout a été trouvé seul chez lui, en pleurs, et ça me fend tout de suite le cœur. La brigade des mineurs nous apprend qu'il sera placé en famille d'accueil le jour même, après avoir reçu nos soins.

    Il est déshydraté, et nous ne connaissons pas son prénom. Il ne parle pas, émet juste des sons et sourit constamment. Nous l'examinons attentivement, et son motif d'hospitalisation devient "suspicion de maltraitance".

    Et lorsque je m'apprête à le laisser seul dans sa chambre, avec la télévision, il pleure et descend du lit pour me suivre. Il ne supporte visiblement plus la solitude, alors je l'emmène avec moi, et nous traversons les couloirs ensemble avec quelques jouets.

    Heureusement, les clowns de l’hôpital arrivent peu de temps après, et embarque le petit homme dans leur sillage en riant aux éclats. Ces fameux clowns ont d'ailleurs embelli mon stage !

    Distribution des repas, reprise de température, surveillance du rythme cardiaque, respiratoire, signes de lutte... Vous l'aurez compris, les soins se répètent inlassablement, et demandent une adaptation des traitements, de la prise en charge et des interventions de façon très régulière.

    A 13h30, je me rends compte qu'il me reste une vingtaines de minutes pour manger, alors je rejoins l'équipe pour prendre mon repas, tout en répondant aux sonnettes.

    Après cela, l'équipe de l'après midi arrive et je termine enfin ma journée par un changement de tenue. Et une fois rentrée à la maison, la première chose que je fais est de prendre une douche.

    Cette journée, je l'ai passé à parcourir les couloirs du service, et à m'adapter au mieux à toutes les familles, dont la majorité ne parle pas le français.


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  • Les résultats sont enfin arrivés !

    Je précise que j'ai vraiment honte du retard que j'ai accumulé pour la correction de ce défi. Ma formation me prend vraiment tout mon temps, j'ai hâte de la voir se terminer, et de prendre de nouveau du temps pour vous – pour moi !

    Pardonnez moi pour ce temps d'attente !

    En tout cas, je suis heureuse de pouvoir vous présenter les résultats !

    Je précise que le texte de Kozakura (anciennement Nashimya) n'as pas pu être corrigé : son blog est introuvable.

     

    1. Reindeer

     

    Le tintement d'un vœu :

     

    Cohérence : Les éléments de ton texte se suivent sans embûche. 4/4

    Originalité : Ton texte est très original. On dirait un vieux conte raconté aux enfants. En plus, cette lecture est totalement inédite pour moi. Je n'ai rien lu de semblable jusque là. 4/4

    Ressenti à la lecture : Dès le commencement, j'ai eu envie de me lancer dans la suite de la lecture. Tu m'as intrigué dès la première phrase, et tu as su garder mon attention jusqu'à la fin. C'était très agréable de te lire, même si j'aurais aimé un peu plus de détail au niveau des émotions de tes personnages. 3/4

    Développement : Tes phrases étaient bien construites, tu amenais régulièrement de nouveaux détails, mais pas assez à mon goût. Il me manquait quelques éléments pour pouvoir imaginer tes personnages, et le paysage qui semble si singulier. 3/4

    Écriture : Je n'ai pas repéré de fautes dans ton texte, je suis peut-être passée à côté ! En tout cas, tes phrases étaient aérées, et permettaient une lecture fluide de ton texte. Comme je te l'ai dis précédemment, il me manquait juste quelques détails, et peut être un peu plus de « Noël » pour atteindre la perfection. 3/4

     

    Total : 17/20 ~

     

    Commentaire :

    J'ai vraiment été emportée par ton texte. J'ai pris plaisir à te lire, à découvrir ce petit monde. Pour moi, ton texte pourrait même inspirer une nouvelle légende. Celle du sacrifice.

    C'est vraiment un écrit qui pourrait être lu aux enfants, car ils comprennent bien les morales et savent réfléchir sur les histoires. Celle-ci est particulièrement touchante.

    La prochaine fois, rajoute les détails qui permettront de percevoir ton petit monde.

     

    2. Macchan de la lune

     

    Loup des neiges :

     

    Cohérence : Tes éléments se suivent avec cohérence. 4/4

    Originalité : C'est du jamais vu pour moi. Ton texte sort de l'ordinaire, et ton imagination est vraiment débordante. J'ai pris plaisir à découvrir chaque élément de ton texte ! 4/4

    Ressenti à la lecture : Au début, je me suis sentie un peu perdue. Mais plus j'avançais dans ma lecture, plus j'arrivais à imaginer les événements, à suivre ce loup. Je regrette seulement que tu n'aies pas plus développé sa solitude première. 2,5/4

    Développement : Tu as su décrire le paysage, également les animaux, et j'aurais vraiment aimé que tu le fasses plus en profondeur ! C'était tellement magique, que j'en attendais un peu plus. Néanmoins tes éléments m'ont suffit à imaginer le lieu et les êtres qui y vivaient. 3/4

    Écriture : Une toute petite faute repérée ! (Les petites bêtes n'avaient pas besoin de manger, ils ne vivaient -> elles ne vivaient). Sinon, tu as su construire tes phrases, choisir les bons mots, et m'emporter dans ce petit monde. 3/4

     

    Total : 16,5/20 ~

     

    Commentaire :

    J'ai pris plaisir à te lire, à me plonger dans ce monde inédit, et à savourer les détails que tu y as glissé. J'ai adoré ton texte, et j'admire ton imagination.

    C'était vraiment agréable de te lire, et j'ai été heureuse de te compter dans les participants !

     

    3. Snowy Emerald

     

    L'enfant de Noël :

     

    Cohérence : Tu as su raconter ton histoire sans incohérence. 4/4

    Originalité : L'enfant de Noël m'a rappelé pleins de souvenirs, et une multitude d'autre films à l'histoire un peu similaire, et je me suis souvenue de tous mes après-midi passés à regarder Noël à la télévision. Ton histoire n'est pas inédite, mais tu as su faire preuve d'imagination, et cela s'est ressenti ! 2/4

    Ressenti à la lecture : Une fois lancée, j'ai vraiment eu envie de continuer à lire, de savoir comment allait avancer cette petite fille. J'aurais juste voulu un peu plus d'émotions, plus de sentiments de la part de ton personnage. Je pense que tu aurais du mettre plus d'enthousiasme, de surprise, de joie et d'impatience au niveau du ressenti de ton personnage. Je sais que c'est difficile de décrire tout cela, mais tu en es capable ! 3/4

    Développement : Tu as bien développé ton histoire, mais j'avoue que j'aurais voulu plus de description au niveau du paysage, mais aussi des personnages. Le jeu, c'est que je n'ai rien à imaginer de plus de mon côté, que toutes les données soient dans ton texte, et que le lecteur n'ait plus qu'à se laisser transporter. J'aurais voulu voir le traîneau des yeux de cette petite fille, ainsi que d'avantage le voyage de cette nuit magique. 2/4

    Écriture : Aucune faute d'orthographe et de conjugaison de m'a sauté aux yeux. Tes phrases étaient très bien construites, et tes mots bien choisis. C'est un beau texte. 4/4

     

    Total : 15/20 ~

     

    Commentaire :

    J'ai pris plaisir à te lire jusqu'au bout, à imaginer chaque détail, à ajouter mon imagination à la tienne pour un voyage sensationnel. La prochaine fois, pense à tous ces petits conseils que j'ai glissé dans mes critères, et tu attendras la perfection !

    Je suis heureuse d'avoir pu te lire ! C'était un plaisir pour moi de te voir participer !

     

    4. Calypto Syki

     

    De bois et de laine :

     

    Cohérence : Les éléments de ton texte se suivent avec cohérence. Le thème est respecté. 4/4

    Originalité : Ton texte est vraiment original. J'ai adoré l'idée de la confection des marionnettes, j'ai pu imaginer le travail de cette petite famille et c'était merveilleux. 4/4

    Ressenti à la lecture : J'ai tout de suite eu envie de lire jusqu'au bout, de voir où tout cela menait. C'était vraiment agréable d'imaginer cette boutique. Malheureusement il manquait un petit quelque chose pour générer un peu d'émotion par rapport au départ du père. Je n'ai pas vraiment ressenti le chagrin de la mère et de la fille. 3/4

    Développement : J'aurais aimé plus de détails au niveau de la description des personnages et du paysage. Je n'ai pas réussi a les voir nettement, mais ton écrit me permettait de ressentir leur passion, leur amour pour le travail. Et leur bienveillance. 2,5/4

    Écriture : J'ai repéré de nombreuses fautes à travers ton texte, je pense que tu t'es laissé déborder par ton imagination, penses surtout à bien te relire. Certaines de tes phrases étaient également mal construites. 1/4

     

    Total : 14,5/20 ~

     

    Commentaire :

    J'ai adoré ton texte. Me plonger dans cet univers inédit, et y découvrir ces personnages amoureux de leur petite vie. J'ai pris plaisir à te lire malgré quelques petites erreurs : tu fais toujours du bon travail ! Les marionnettes m'ont fait revivre un souvenir de manga que je regardais étant plus jeune (le soucis, c'est que je ne saurais dire lequel !!). En tout cas, tu as su m'emporter dans ton petit monde, encore une fois !

    J'attends encore plus de toi pour la prochaine fois !

     

    4. Sasha (anciennement Nienor)

     

    Fascination :

     

    Cohérence : les éléments se suivent sans problème, mais j'ai tout de même un peu de mal à comprendre la raison du départ de ce papa. C'est un peu flou de ce côté là. 3,5/4

    Originalité : Ton imagination m'a conduit vers quelque chose d'inédit, tu as fais preuve d'imagination et tu as su retranscrire un univers qui vient bien de toi. Néanmoins pour moi, au vu de ce que tu as déjà présenté, il manque un petit quelque chose. Un peu plus de magie ou de détails pour m'emporter. 3/4

    Ressenti à la lecture : J'ai ressenti légèrement la tristesse de cette famille, je pense que ça m'aurait plus touché si la petite fille était sortie en courant, sans prendre le temps de mettre son manteau, ni ses chaussures, cherchant désespérément ses souvenirs. Avec une maman, bien sûr, qui la poursuit avec son manteau. Mais ici, je n'ai pas ressenti cette détresse que tu semble vouloir apporter, ce manque terrible envers un papa absent.

    En revanche, ton texte est bien écrit. Tes phrases sont agréables à lire. 3/4

    Développement : Tes phrases sont bien construites, malheureusement je n'ai pas vraiment pu imaginer tes personnages, ni l'environnement dans lequel ils vivent. J'aurais voulu pouvoir imaginer le sapin de cette famille, la maison et les cadeaux enveloppés de papier, et l'extérieur également. J'ai trouvé ta description trop vague. Je reste également dans le flou au niveau de l'âge de ces filles. Maylis, du haut de ses huit ans, parle de façon très enfantine, je trouve. Comme je travaille dans le domaine de l'enfance, je ne peux que t'affirmer qu'à huit ans, les enfants parlent comme les adultes, à moins qu'ils soient atteints de maladie. 2/4

    Écriture : J'ai repéré quelques fautes d'orthographe, mais rien d'alarmant. Tes phrases étaient bien construites et aérées (peut être un peu trop), ce qui permettait la compréhension à la lecture. 3/4

     

    Total : 14,5/20 ~

     

    Commentaire :

    J'ai pris plaisir à lire ton texte, à me plonger de nouveau dans ton monde, et à y découvrir cette nouvelle histoire. Comme je te l'ai dit, je regrette juste l'absence de détails, l'absence de précision.

    À part cela, il n'y a pas grand chose à ajouter. Tu étais bien dans le thème, et ton texte a été touchant, d'autant plus que de nos jours, de nombreux enfants vivent avec un seul parent. Quelque part, tu as bien su décrire la souffrance de ces enfants, mais d'un autre côté il manquait des sentiments pour rendre le tout touchant.

    La prochaine fois, j'attendrais de toi plus de détails !

     

    5. Hogo-Sha

     

    La valse hivernale :

     

    Cohérence : Ton texte est cohérent. Au début, il m'a fallut un petit temps de réflexion pour comprendre tous tes éléments, mais rien de bien alarmant. 3,5/4

    Originalité : La première partie de ton texte m'a fait pensé à « La petite fille aux allumettes » et j'ai vraiment été touchée par ton histoire. Parce qu'elle contient une part de vérité. Tu as su faire preuve d'imagination, et c'était vraiment bien trouvé pour la poupée de porcelaine. 3/4

    Ressenti à la lecture : J'aurais voulu ressentir d'avantage d'émotions en te lisant. Connaître les sentiments de ces deux petites filles, en plus approfondis, m'auraient encore plus plongé dans ton univers. Néanmoins une certaine part de tristesse ne m'a pas échappé. 3/4

    Développement : J'ai regretté ne pas avoir plus de détails sur les personnages, et le paysage. C'est un très beau texte, mais il manque des éléments pour que le lecteur puisse se plonger dans cet univers, et pouvoir le visualisé tel que tu l'as visualisé toi. 2/4

    Écriture : Quelques fautes d'orthographe. Je suis un peu chiante là dessus, parce que c'est ce qui aide à s'améliorer ! Crois moi, j'étais pire que tout avant, niveau orthographe ! 2/4

     

    Total : 13,5/20 ~

     

    Commentaire : Ton petit monde a fait chaviré mon cœur, j'ai pris plaisir à te lire, et j'ai aimé la magie que tu y as glissé. Prends bien en compte mes remarques, et persévère dans l'écriture, ton imagination est débordante. Je suis heureuse que tu aies participé !

     

    ֍֎֍

     

    Je tiens à tous vous féliciter, et vous remercier pour le temps que vous avez consacré à ce défis. Et j'espère sincèrement tous vous revoir pour le prochain !

    Vous m'avez tous fais voyager, et j'en suis vraiment heureuse !

    Samaëlle.

     


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  • Je sens tes bras qui me bercent sur un rythme imaginaire, sur une musique inconnue entendue par l'univers.

    Ta silhouette plus grande que la mienne me suffit pour me sentir en sécurité, enserrée dans l'étau chaleureux que m'offre ton corps.

    Mes pieds suivent les tiens, nous faisant tourner en rond, encore et encore. Ma tête a beau tourner, je ne voudrais arrêter ce moment pour rien au monde.

    Je devine ton sourire qui provoque le miens, et le bonheur semble de nouveau combler mon cœur.

    Je perçois ta voix, et même parfois ton rire, et je garde le silence. Parce que t'entendre suffit à me rendre heureuse.

    Je sens les battements de ton cœur frapper contre ta cage thoracique, j'entends ton souffle, et le sens qui effleure ma peau.

    Le soleil s'est couché depuis longtemps, il fait noir, et la mélodie imperceptible semble vouloir continuer.

    Alors nos pas continuent de fouler le sol, d'écraser l'herbe tendre et fraîche du paysage, et ton sourire est toujours présent sur ton visage.

    Le temps passe, j'en ai conscience, même si au fond, j'ai perdu toute notion du temps. A tes côtés, les minutes ne semblent plus vouloir arrêter de s'écouler.

    Et quand soudain le vent se lève, faisant danser les feuilles des chênes alentours, je sais qu'il est temps.

    La froideur de l'air semble mordre ma peau, et la chaleur de ton corps disparaît soudainement.

    Mes bras, eux, se referment dans le vide, sans que je n'ai mon mot à dire.

    Il ne me reste plus que le ciel sombre, les étoiles, et mes yeux pour pleurer ton départ.

     

    Samaëlle.


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  • Ce soir, j'ai le plaisir de vous annoncer du changement !

    Cela fait un petit bout de temps que je veux changer de pseudo. Pourquoi ? Tout simplement parce que "Sasha03" ne me convenait pas vraiment. D'une part, il comportait des chiffres, et d'autre part, le prénom y apparaissant ne me correspondait pas. C'était celui du personnage que j'ai créé, pas le miens.

    Me voilà maintenant surnommée Samaëlle. C'est un surnom qui sonne doux à mes oreilles, et qui me convient beaucoup mieux ! Normalement, ce prénom n'existe pas, mais j'ai décidé de le faire vivre ! ღ

    Changement de pseudo !

    Ensuite, l'adresse du blog a également été modifiée (forcément, puisque l'ancienne contenait le fameux pseudo abandonné). Et le titre du blog a également subit un changement (traduction française de l'adresse en elle même).

    Inutile de vous signifier que les signatures apparaissant à la fin de chaque article vont être modifiées petit à petit, et que Sasha va sûrement rester gravée dans certains commentaires ~ ça laissera quelques souvenirs !

    Toutes ces petites nouveautés donnent un nouveau souffle de vie à mon univers, et me permet de me rapprocher encore un peu de vous (est-ce juste une impression ?).

    Bonne soirée, mes chers petits lecteurs !

     

    Samaëlle.

     


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  • Je me souviens parfaitement de mon premier jour en sixième. Il faisait beau, et nous étions garés à quelques mètres de l'établissement. Mon grand père était chargé d'accompagner mes petites sœurs à l'école, tandis que ma mère venait avec moi pour la répartition des classes.

    Le stress était à son maximum. Tous mes amis se rendaient à l'autre collège de cette petite ville, et moi, je me retrouvais seule dans ce collège privé. Bien sûr, il y aurait d'autres personnes au visage connu, mais pas vraiment des amis.

    Sur le trajet, j'avais glissé ma main dans celle de ma mère, en quête de courage et de soutien, mais ma bienveillante maman me l'a lâché très vite. Avec une phrase que je n'oublierai jamais.

    "Tu sais, les autres enfants risquent de se moquer de toi si tu me tiens la main devant eux."

    Elle était bien plus consciente que moi du regard des autres. J'étais une grande, cette fois-ci. J'avais envie de l'être, mais en même temps, j'avais aussi envie de régresser. De retourner jouer dans la cour des petits.

    Il y avait du monde dans la cour, et très vite, je fus en direction de la salle de classe.

    Une fois ce premier jour passé, je prenais plaisir à me rendre au collège, à y apprendre de nouvelles choses, mais surtout à parler avec une fille de 14 ans, qui était elle aussi en sixième. Elle est très vite devenue ma meilleure amie.

    Généreuse et compréhensive, elle était toujours là pour me soutenir, pour m'encourager lorsqu'un petit échec assombrissait ma scolarité. Nous n'étions pas dans la même salle de classe, mais nous avions les mêmes cours, les mêmes difficultés. On se retrouvait toujours lors des récréations, et nous nous attendions patiemment pour aller manger ensemble.

    Tout changea les années suivantes.

    En cinquième, un problème de santé provoqua un incident que je n'ai même pas envie d'inscrire ici. Un incident très léger, mais qui fit beaucoup de bruit dans le collège. Si bien qu'à partir de ce jour, les autres enfants me regardèrent avec une étincelle de moquerie, et me donnèrent des surnoms toujours plus ridicules.

    Dans les escaliers, on ne cessa jamais de me bousculer, et mes professeurs ne le virent jamais. Cette année là, je ne disais rien à mes proches. Je subissais, et vint même le jour où je prétextais un mal de ventre intense pour rentrer chez moi, à bout de toutes ces moqueries. J'étais au plus bas, et mes absences se firent de plus en plus fréquente.

    Un soir, alors que j'allais me coucher, je me mis à pleurer devant mes parents. Et le lendemain, nous étions dans le bureau du directeur. Résultat, l'un des garçons les plus acharnés fut renvoyé du collège. Et je n'en étais absolument pas fière.

    Ça ne s'est pas vraiment calmé par la suite. Mais ce fut tout de même plus calme.

    L'année suivante fut la pire.

    Le mois de septembre, mon voisin de table prit un malin plaisir à me menacer avec son compas pour que je prenne le moins de place possible, et même si c'était ridicule, j'avais peur de lui.

    Le mois d'octobre, je perdais ma meilleure amie. Diabète, tumeur du cerveau, et un matin, elle ne se réveilla plus. Je n'avais pas eu le temps de lui dire au revoir, et voilà qu'elle disparaissait sans prévenir. Je me souviendrais toujours de la façon dont le directeur vint nous l'annoncer. Son regard triste plongé dans le miens, il n'avait pas encore prononcé son prénom que je savais déjà. Au fond de moi, c'est comme si mon inconscient avait toujours su. Il a commencé par parler des dessins qu'elle offrait toujours, des timbres qu'elle se plaisait tant à collectionner. Et les larmes coulaient déjà sur mes joues, sans que je ne puisse vraiment comprendre. Puis; il a annoncé qu'elle nous avait quitté la nuit dernière, qu'elle s'était endormie pour ne plus jamais se réveiller, et je crois bien m'être effondrée. Je ne l'ai même pas vu quitté la pièce. Je l'ai juste entendu prononcer mon prénom. En fait, je l'ai entendu plusieurs fois, et j'ai quitté la classe avec l'autorisation de ma professeur principale, pour prendre l'air.

    C'était un jeudi après midi. Et à mon retour, l'élève qui me malmené le plus m'a demandé comment ça allait. Il a fallu un évènement aussi tragique pour qu'on me laisse enfin tranquille. Pour que j'ai enfin la paix.

    Le collège compte certainement les pires années de ma vie, mais aujourd'hui, j'aimerais vraiment revivre tout ça, revenir en arrière, et profiter encore un peu de cette amie qui a ensoleillé mes journées.

                                                                                                      

    Un besoin soudain d'écrire toute cette vérité.

    Sasha.


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