• Me revoilà enfin sur cette plateforme. Vraiment désolée de m'être absentée aussi longtemps (aussi loin !). J'ai beau ne pas être partie en voyage, beaucoup d'événements se sont enchaînés depuis la dernière fois.

    Tout d'abord, les derniers examens. Une chaîne d'examen qui, pour moi, a duré toute une année. Une formation continue n'est vraiment pas de tout repos ! ^^ Mais bonne nouvelle : mes efforts ont payé. Me voilà officiellement munie de mon Diplôme d'Etat Auxiliaire de Puériculture.

    A la fin de mes études, j'ai déménagé pour retourner dans mon village, les retrouvailles avec la famille m'ont vraiment fait du bien. Alors j'ai profité d'eux, j'ai défait mes cartons, et j'ai retrouvé mes repaires.

    Et pour finir, j'ai trouvé du travail. Bon, pour le moment, ce n'est que pour le mois de septembre, mais j'espère que mon contrat va être renouvelé pour continuer à travailler dans ce lieu ! Je travail actuellement en maternité, un service où je ne pensais vraiment pas être à l'aise (vu mon dernier stage dans ce secteur...) mais finalement je m'y plais bien ! J'y enchaîne les gardes de douze heures, et j'alterne entre jour et nuit, mais pour un premier travail ça me convient !

    Et vous, comment se sont passé vos vacances et cette fameuse rentrée ?

     

    P.S : Promis, je serais de retour très vite, avec de nouveaux articles, et enfin les réponses aux tags reçus !

     


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  • Avant que vous lisiez ce texte, j'aimerais préciser qu'il est inspiré de faits réels. Cependant, pour éviter toute ressemblance, ces faits ont été mélangés et modifiés de façon a respecter le secret professionnel auquel je suis soumise.

                                                                                                   

    6h35.

    A cette heure, je présente mon badge au détecteur qui débloque les portes, et pénètre dans le service sécurisé de la pédiatrie. S'il y a une chose que je pense tous les matins, c'est que ces portes sont vraiment lourdes, et c'est peut être pour cette raison que ce service me semble rassurant.

    Les couloirs sont sombres, toutes lumières éteintes pour éviter de perturber le sommeil des enfants hospitalisés, et le seul bruit qui perturbe le silence à cet instant est le grincement de mes chaussures sur le sol fraîchement lavé.

    Direction la salle de pause, où je rencontre l'équipe du jour qui rit discrètement en se racontant tout un tas de nouvelles. En tant que stagiaire, je n'ai pas vraiment à prendre la parole. A part pour dire bonjour.

    Je dépose mon sac, et prends la direction de la salle de soins, ou les transmissions des filles de nuit vont être effectuées.

    Lors de ces transmissions, j'apprends tout un tas de truc que j'ignorais avant. Des maladies. Des traitements. Des réactions de patients ou d'entourage. Des réussites. Des échecs.

    Mais je prends aussi en note des choses banales comme l'alimentation des enfants, la présence d'une mère ou d'un père (ou leur absence), leurs habitudes de vie.

    Et je réfléchis à toutes ces petites choses qui pourraient permettre d'améliorer leur séjour ici.

    Ma journée commence donc par une prise d'information, et se suit par un temps mort pendant lequel on attend que les enfants se réveillent doucement. Parce qu'on ne réveille pas des enfants, jusqu'à une certaine heure.

    Mais quand ils ouvrent les yeux, le travail se met à pleuvoir.

    Surveillance du rythme cardiaque, respiratoire, absence des signes de lutte, évaluation de la douleur, prise de tension, température corporelle, surveillance des urines, des selles, surveillance de la prise du traitement et de l'alimentation. Et bien sûr, rassurer les parents autant que les enfants. Parce que les parents ont tendance à se poser trop de questions, et à imaginer le pire.

    Et toujours garder le sourire. Quoi qu'il arrive.

    Ce jour là, on commence par prendre en charge une enfant en soins palliatif. Phase terminale d'un cancer. Il n'a plus de cheveux, et son visage a été rendu rond par les corticoïdes. Il a perdu une grande partie de sa mémoire, et semble avoir oublier la raison de sa présence, et ça me rassure, parce qu'au moins il a le sourire. On est à quatre pour lui faire sa toilette, ça l'aide à se détendre, parce qu'il a toujours peur qu'on le fasse tomber.

    - Tu es bien installé Roby ?

    - Oui mais je voudrais quelque chose.

    - Qu'est ce qui te ferait plaisir ?

    - Un massage des testicules.

    Tout le monde rigole, même moi au début, mais je m'arrête net lorsque je me rends compte que Roby ne semble pas comprendre pourquoi on rit, et que son air sérieux ne disparaît pas.

    - Tu nous fais beaucoup de blague, en ce moment ! ajoute l'infirmière.

    Et même cette phrase ne l'aide pas à comprendre. Ce constat me rend terriblement triste. Je ne ressens pas de pitié, juste une profonde tristesse envers ce jeune garçon, et une grande colère aussi. Envers l'injustice de sa maladie.

    Le temps que l'on fasse le tour de notre partie du service, c'est à dire la surveillance de huit enfants environ, il est déjà neuf heure trente. Et à cette heure là, il est temps de prendre notre petit déjeuner. Parce que pour travailler en service hospitalier, il faut se lever tellement tôt que prendre le petit déjeuner est trop compliqué.

    Alors quand le calme règne, on en profite pour manger un morceau. Mais quoi que vous pensiez, ce n'est pas vraiment une pause, puisque les sonnettes ne cessent de retentir, et personnellement je fais tout pour répondre aux besoins de ces enfants le plus rapidement possible.

    - Je ne me sens pas bien.

    Ella, sept ans, se trouve seule dans sa chambre. Son visage est pâle, et ses cheveux semblent trempés de sueur. Sans hésiter, je saisis le tensiomètre, ainsi que le thermomètre qui traîne dans le couloir. Sa tension est normale, mais le cadrant du thermomètre m'inquiète tout de suite.

    41.5°C.

    Calmement, je change d'oreille et reprends sa température.

    41.6 °C.

    En sachant que cette petite fille a eu un Doliprane à huit heures ce matin, je sais que je ne peux rien faire pour la soulager dans l'immédiat. Alors je retire le drap qui la couvre, et la déshabille de façon à la laisser en culotte.

    - Mais j'ai froid !

    - Écoute ma belle, tu as froid parce que tu as beaucoup de fièvre. Et plus tu te couvriras, plus tu auras froid.

    La connaissant, je sais qu'elle se recouvrira dès que j'aurais le dos tourné si je lui laisse tout à disposition. Alors je défais le drap et le positionne dans le placard, hors de sa portée, puisque ses électrodes sont branchés et qu'elle ne peut les débrancher seule.

    Je vais ensuite signaler sa température et noter mes soins dans le logiciel des transmissions.

    En fin de matinée, deux personnes de la brigade des mineurs et des pompiers arrivent avec une nouvelle entrée. Un enfant de dix-huit mois, seul, sans accompagnant.

    J'apprends que ce petit bout a été trouvé seul chez lui, en pleurs, et ça me fend tout de suite le cœur. La brigade des mineurs nous apprend qu'il sera placé en famille d'accueil le jour même, après avoir reçu nos soins.

    Il est déshydraté, et nous ne connaissons pas son prénom. Il ne parle pas, émet juste des sons et sourit constamment. Nous l'examinons attentivement, et son motif d'hospitalisation devient "suspicion de maltraitance".

    Et lorsque je m'apprête à le laisser seul dans sa chambre, avec la télévision, il pleure et descend du lit pour me suivre. Il ne supporte visiblement plus la solitude, alors je l'emmène avec moi, et nous traversons les couloirs ensemble avec quelques jouets.

    Heureusement, les clowns de l’hôpital arrivent peu de temps après, et embarque le petit homme dans leur sillage en riant aux éclats. Ces fameux clowns ont d'ailleurs embelli mon stage !

    Distribution des repas, reprise de température, surveillance du rythme cardiaque, respiratoire, signes de lutte... Vous l'aurez compris, les soins se répètent inlassablement, et demandent une adaptation des traitements, de la prise en charge et des interventions de façon très régulière.

    A 13h30, je me rends compte qu'il me reste une vingtaines de minutes pour manger, alors je rejoins l'équipe pour prendre mon repas, tout en répondant aux sonnettes.

    Après cela, l'équipe de l'après midi arrive et je termine enfin ma journée par un changement de tenue. Et une fois rentrée à la maison, la première chose que je fais est de prendre une douche.

    Cette journée, je l'ai passé à parcourir les couloirs du service, et à m'adapter au mieux à toutes les familles, dont la majorité ne parle pas le français.


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  • Première semaine écoulée ! En un mot ? Confusion.

    Dans ma tête, c'est le grand bazar. Tout est allé si vite !

    J'ai l'impression de ne vivre qu'en cours ! De ne pas avoir de vie à moi à l'extérieur. Ce week-end s'écoule déjà et je n'ai même pas eu le temps de prendre un stylo pour autre chose que les études. (Ah si ! J'oubliai : ma liste de course !).

    Ma semaine se résume en quatre mots : précipitation, cours, ménage, courses.

    C'est quand même pas la joie.

    Je suis un peu déprimée de ne pas avoir pu continuer à écrire mon nouveau projet, alors même que des idées ne cessent de se balader dans ma tête. Je n'ai même pas eu le temps de me consacrer à mes blogs depuis que je suis dans cette grande ville inconnue. Et je ne suis même pas sûre de pouvoir prendre le rythme.

    Mon emploi du temps se résume aux cours, et aux six stages que je dois réaliser. Tout cela sans dépasser une franchise de cinq absence.

    Il ne faut surtout pas que je craque !

    Je pense fort à vous, malgré le manque de temps !

    Bonne rentrée !

    Sasha.


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  • Ce n'est plus qu'une histoire de jours, maintenant.

    Je vais quitter la campagne pour la ville, et me concentrer sur mes études. Je n'ai aucune idée de ce que je dois penser.

    D'un côté, je ne suis pas enchantée de quitter le calme et la tranquillité de mon village paumé, et de devoir abandonner ma petite famille ici.

    De l'autre, j'ai hâte de prendre un peu d'indépendance, de leur prouver que ça y est, je suis vraiment une adulte.

    Mais je ne veux pas non plus m'éloigner d'eux. Enfin, c'est pas gagné puisque mon école se situe à plus de 550 kilomètres de chez moi !

    Ce qui m'angoisse le plus, c'est qu'à la sortie de l'école, je ne serais vraiment pas motivée pour rentrer chez moi. Un petit studio où personne ne m'attendra, où je n'aurais personne à qui parler. Même pas le malheureux petit chaton de l'ancienne locataire (elle a pas voulu me le laisser !).

    Enfin voilà. J'imagine que pour vous aussi, la rentrée est proche :) où le travail, pour ceux qui ont déjà tous leurs diplômes en main !

    Bientôt fini les vacances, la mer, le ciel bleu, le soleil ardent, et la fête !

    Mais non, je ne dis pas ça pour vous démoraliser. Bon courage !

    Sasha.


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  • Ma grand-mère disait toujours : "Les photographies sont importantes".

    Quand j'étais petite, avant l'heure du couché, on s'installait toutes les deux sur mon lit dans ma chambre se trouvant dans la maison de mes grands-parents, pour installer de nouvelles photos dans mon album. On les regardait toutes, et ma grand-mère me disait où elles avaient été prises, et quand. Parfois même, elle me raconter des histoires sur celles-ci.

    Les années ont passé, mes deux sœurs avaient elles-même leur propre album, mais avec l'école, on a pris de moins en moins de photo. Et notre petit rituel a été remplacé par la télévision. Aujourd'hui je regrette ces petits moments rien qu'à nous, même si on a regardé de très bons films à la place. Ses histoires me manquent.

    Aujourd'hui, je sais plus que jamais à quel point les photos sont importantes. J'en avais déjà conscience, mais maintenant qu'elle n'est plus là, je le comprends d'avantage. Elles nous permettent de revivre des souvenirs agréables, et de garder une image sur nos êtres chers.

    Alors vous aussi, prenez des photographies. Prenez en plus que pas assez, parce qu'on en manque toujours.

    Sasha.


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